Et si vous alliez marcher, marcher en conscience.

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Vous avez peut-être l’habitude de marcher pour vous changer les idées, vous dépenser, faire du sport. Et si vous viviez autrement ce moment ?
Je vous propose d’aller poser vos pas l’un devant l’autre, sans rien attendre de spécial, juste pour vous entrainer à ne plus penser et accorder à votre cerveau un temps de repos pour se régénérer.

Pour cette marche consciente, le terrain : un chemin de montagne. La saison : l’été. Le moment de la journée : le matin. La météo : ensoleillée !

C’est votre respiration qui va tout d’abord nécessiter votre attention : prenez conscience de l’air qui, à chaque inspiration et à chaque expiration, met en mouvement votre cage thoracique.
Vous vous apercevez qu’en associant votre respiration et vos sensations, votre corps devient plus dense, votre activité mentale se met au repos. Vous cherchez le bon rythme, celui qui ne génère aucune douleur. Vous harmonisez  respiration, battements de votre cœur et mouvements de votre corps.

Chemin faisant, observez l’appui de vos pas sur le sol, l’enroulé et le déroulé du pied, la sensation de contraction des muscles et d’étirement des tendons. Vous mettez en place ce mouvement croisé naturel qui consiste à balancer le bras droit avec la jambe gauche et respectivement le bras gauche avec la jambe droite vers l’avant. Vous équilibrez ainsi l’activité de votre cerveau, vous favorisez la concentration.
Et c’est alors toute l’énergie du mouvement que vous percevez.

 

Le sac à dos appuie contre votre colonne vertébrale. Des gouttes de sueur perlent à votre front : la température de votre corps s’est quelque peu élevée.
Après une trentaine de minutes, l’effort physique entraine la sécrétion d’endorphines. Ces hormones du plaisir ont sur vous un effet euphorisant, anxiolytique, anti-fatigue. Vous vous sentez si bien que vous vous répétez comme un mantra « je suis bien » ou « sérénité ». Vous trouvez vos propres mots.

Et vous progressez en regardant de temps à autre en contre bas les lacets du chemin que vous avez déjà parcouru. Un instant vous hésitez quant à la direction à prendre. Vous utilisez alors votre intuition, votre spontanéité, vous vous faites confiance.

Il vous parvient encore, comme un écho, les sons du bas de la vallée. Votre oreille est attentive au bruit du vent, des insectes, des oiseaux, d’un torrent. Une grande inspiration, une grande expiration et vous remplissez tout votre être de ce  calme, de cette paix.
La flore abondante qui vous entoure, attire votre regard. Variétés, couleurs se déploient devant vous. Vous vous apercevez qu’en prenant de l’altitude la végétation a changé. Vous avez laissé feuillus et résineux. Vous voici, posant vos pas sur une douce pelouse.

 

marcher en montagne

Vous atteignez le point culminant de votre randonnée : de cet effort mené jusqu’au bout vous en tirez une grande émotion de joie.
Là, vous prenez le temps de vous asseoir, sans contrôler ni votre corps, ni votre souffle, ni vos pensées et émotions. Vous laissez juste votre regard embrasser le paysage : pics, glaciers, majestueuses montagnes.

 

Et vous prenez conscience que la conquête de ce sommet est aussi une conquête de soi. Tout au long de cette marche vous vous êtes mesurés à vous-même jusqu’à vous  reconnecter aux valeurs qui sont les vôtres.

Aujourd’hui, vous avez fait une nouvelle expérience : vous avez réconcilié votre corps et votre esprit.

 

« Le voyage de mille lieues commence là où se posent vos pieds  »  TAO

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