où la sophrologie trouve sa place :

Les acouphènes

Perception d’un bruit, « dans l’oreille » ou « dans la tête », sans stimulus correspondant dans l’environnement (sons aigus, sifflements, grésillements, bourdonnements…).

Que se passe-t-il ?
L’oreille interne contient un petit organe en forme d’escargot, la cochlée qui, grâce à ses cellules ciliées, transforme les sons en signaux électriques, directement transmis au cerveau par le nerf auditif.
Si les cellules ciliées sont endommagées, (presbyacousie, traumatisme sonore, toxicité médicamenteuse…) des décharges nerveuses aberrantes sont transmises au cortex auditif où elles sont interprétées comme un bruit.

Comment évaluer le retentissement de l’acouphène ?

L’acouphène est un symptôme subjectif.

L’autoévaluation à l’aide de questionnaires et d’échelles d’évaluation est le seul moyen de mesurer la gêne induite par le symptôme.
L’outil le plus largement utilisé par les professionnels est  « l’inventaire du handicap liés aux acouphènes » ou questionnaire THI (Tinnitus  Handicap Inventory).
Cet autoquestionnaire validé (développé par Newman et al. en 1996 puis traduit en français et validé par Ghuilyan-Bedikianet al. en 2010) permet d’évaluer le retentissement de l’acouphène sur la vie sociale du patient et notamment les composantes psycho-affectives et fonctionnelles. Le score permet de distinguer 5 degrés de handicap : léger, modéré, moyen, lourd, invalidant.

Vous voulez mesurer la gène induite par vos symptômes, cliquez sur l’image :

L’hyperacousie

Sensation d’intolérance à l’environnement sonore. Les bruits et les sons sont perçus plus forts voire douloureusement.
Troubles associés : difficultés de concentration, anxiété, acouphènes (40% des cas)

Diagnostic différentiel :

  • phonophobie ou peur du bruit avec comportements d’évitement importants, port de protections auditives la plupart du temps. Signes associés : nausées, vertiges, accélération du rythme cardiaque, troubles de l’humeur…
  • misophonie ou haine du bruit : hypersensibilité à des bruits très précis : bruit des autres comme mastication, reniflements, cliquetis du stylo…

Les vertiges de Ménière

ou Maladie de Ménière

Grand vertige rotatoire obligeant la personne à s’aliter et accompagné de signes neurovégétatifs intenses : nausées, vomissements, sueurs, diarrhée.
D’autres signes auditifs concomitants : sensation d’oreille bouchée, perte partielle ou fluctuante de l’audition, acouphènes.

Que propose la sophrologie ?

La prise en charge des personnes souffrant de troubles de l’audition se fait dans un cadre pluridisciplinaire, avec le médecin ORL, l’audioprothésiste, le psychologue, l’ostéopathe, le dentiste…

Avant de débuter des séances de sophrologie, il convient de s’assurer que le patient a consulté un médecin ORL afin d’éliminer toute pathologie importante de l’oreille.

Pour les acouphènes

Pour l’hyperacousie

Pour les vertiges

Détourner le cerveau vers d’autres parties du corps pour à terme « oublier » ce bruit.
En période où le stress est plus intense, pratiquer des exercices de tension-détente pour relâcher aussi bien le corps que le mental.

Prendre conscience des tensions au niveau du corps afin d’évacuer toutes les sensations d’inconfort et prendre de la distance par rapport aux bruits pour retrouver confiance et vivre normalement.

Retrouver l’équilibre, l’enracinement dans la station debout, sans crainte de trébucher.
Vivre le déplacement du corps dans le mouvement, lors d’une marche consciente.

Pour chaque pathologie, des exercices respiratoires, de cohérence cardiaque feront également partie intégrante d’un entraînement quasi quotidien pour aller vers un mieux être.

Publication en mai 2020 d’une étude réalisée par le Pôle Sophrologie et Acouphènes

L’objectif de cette étude était de faire une évaluation rigoureuse de la prise en charge sophrologique des acouphènes subjectifs invalidants en utilisant ce protocole spécifique.
Il a été observé une amélioration des scores moyens de THI, avec pour 59,2 % des sujets traités une décroissance supérieure à 20 points, ce qui constitue une réduction ayant une valeur clinique significative. Cette amélioration est indépendante de l’ancienneté des acouphènes (>ou<6 mois), de leur origine (traumatisme sonore ou choc émotionnel) et porte sur les trois sous-échelles du THI (fonctionnelle, catastrophique et émotionnelle).

Je suis Sophrologue Référente du Pôle Sophrologie et Acouphènes®, créé par Patricia Grévin

Le Pôle Sophrologie et Acouphènes® réunit une équipe de sophrologues spécialisés dans la prise en charge des acouphènes, de l’hyperacousie et des vertiges.