Qu’est ce que la maladie de Ménière ?

La maladie de Ménière est une affection chronique de l’oreille interne évoluant par crise.
Les signes précurseurs de cette pathologie se présentent sous la forme :

  • de vertiges rotatoires entrainant des nausées et/ou des vomissements
  • d’une sensation d’oreille bouchée
  • d’une perte partielle et fluctuante d’audition
  • d’acouphènes

 

 

 

vertiges de ménière Définition du vertige :

Un vertige peut se définir par la sensation erronée de déplacement des objets par rapport au sujet ou du sujet par rapport aux objets ceci accompagné de signes oculaires : nystagmus (apparition de secousses rythmiques involontaires des globes oculaires, dues à un réflexe d’équilibration de l’oreille interne).
Le vertige peut s’installer brutalement ou progressivement, sa durée peut aller de quelques secondes à plusieurs jours, les facteurs déclenchant étant le stress, la fatigue, le changement de position.

Mais tous les vertiges ne sont pas des crises de Ménière.
En effet, il peut s’agir d’un vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) qui n’a aucun caractère inquiétant mais qui est très désagréable. Ce vertige est du au dépôt de petits cristaux (otolithes) de l’oreille interne sur la paroi d’un canal semi-circulaire. Le spécialiste fera faire au patient une manœuvre afin de vidanger le canal semi-circulaire.
Un autre diagnostique différentiel existe : l’instabilité ou l’état ébrieux.

 

Le mécanisme physiologique de la maladie de Ménière :

 

Cette pathologie est liée à une surpression dans les liquides de l’oreille interne (endolymphe) que l’on nomme hydrops endolymphatique.
L’hydrops peut être à l’origine d’un excès de production ou d’un défaut de résorption de l’endolymphe. Elle est diagnostiquée plus fréquemment chez des patients angoissés ou au détour d’un évènement de vie particulièrement stressant.
A l’heure actuelle, les causes de l’hydrops sont mal connues. La communauté scientifique émet quelques hypothèses : génétique, infectieuse, vasculaire, allergique, endocrinienne, auto-immune…

 

Le traitement :

Ce n’est pas la maladie que l’on traite mais les conséquences.

Le traitement de la crise va viser à supprimer le vertige ainsi que les symptômes associés (nausées, vomissements…).
Avant tout, il est préconisé de stopper toute activité, de s’allonger dans le calme et de rester immobile.

Antiémétiques, vasodilatateurs, cortisone voire des sédatifs pourront être prescrits.
Le traitement de fond, délivré entre les crises, médicaments diurétiques, vasodilatateurs…, vise à empêcher ou à retarder la survenue d’une nouvelle crise et à préserver l’audition.
Consulter un audioprothésiste fait également partie du traitement : il est impératif d’équilibrer l’audition au niveau des 2 oreilles.

 

 

                                                     … Et à long terme ?

maladie de ménièreEn réaction aux symptômes de la maladie de Ménière, le patient  ressent une grande fatigue et un sentiment de dépression. Il n’ose plus faire certaines choses. Aussi, à force de penser à la crise, l’impact émotionnel est tel, qu’il va reproduire les symptômes. L’apparition de cette pathologie va changer profondément sa vie : rien n’est plus comme avant.

La prise en charge du patient vertigineux n’est donc pas différente de celle de l’acouphénique ou de l’hyperacousique : c’est le même organe qui est atteint, les interactions avec le système limbique sont identiques. Il est donc important que cette prise en charge soit pluridisciplinaire : médecin ORL, audioprothésiste, psychologue, kinésithérapeute… et sophrologue.

 

 

Prévenir les crises avec la sophrologie

Nous l’avons vu plus haut, la maladie de Ménière est une pathologie anxiogène avec un retentissement fonctionnel. Le patient va voir sa vie sociale se réduire. Marcher, sortir seul peut devenir problématique.


La pratique régulière d’exercices de sophrologie va permettre de remettre de l’équilibre, de la stabilité.
Briser le cercle vicieux stress/crise avec des exercices de respiration pour retrouver le calme intérieur.
Se reconnecter à la présence du corps sans tension.
Retrouver l’équilibre, l’enracinement dans la station debout, sans crainte de trébucher.
Vivre le déplacement du corps dans le mouvement, lors d’une marche consciente…
S’éveiller à une plus grande conscience de ses sensations, ses émotions afin de repérer les signes avant coureurs de la crise.

 

ménière vertiges marcher

Dans cette prise en charge holistique, règles et conseils seront donnés au patient pour une meilleure hygiène de vie : alimentation, sommeil et surtout  reprise d’une activité physique douce comme la marche.

 

 

 

 

 

site-pole-sophrologie-acouphènes